Notes explicatives - Société d'habitation du Québec

Profils statistiques du Québec et ses régions - Édition 2011

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Notes explicatives

Les sources de données : précisions méthodologiques

Les critères de confidentialité de Statistique Canada font en sorte que le total de certains sous-ensembles peut différer légèrement de l’information produite pour l’ensemble du territoire considéré. D’autres raisons peuvent faire en sorte que les totaux ne sont pas toujours identiques entre deux tableaux. Les écarts s’expliquent souvent par les univers étudiés. Ainsi, dans certains cas on traitera de l’ensemble des ménages alors que dans d’autres on se servira, par exemple, des ménages privés non agricoles vivant hors des logements de bande et disposant d’un revenu positif. Il faut donc surveiller attentivement le titre du tableau ou les notes complémentaires pour connaître le type d’information traitée.

Par ailleurs, il importe de souligner certaines caractéristiques relatives à quelques variables. Pour ce qui est du principal soutien de ménage, il arrive fréquemment que plusieurs personnes concourent également au soutien du ménage. Pour diverses fins statistiques, et selon les principes retenus par Statistique Canada, la « personne 1 » dans le questionnaire du recensement est désignée comme principal soutien de ménage.

En ce qui a trait au seuil de faible revenu, cette variable tient compte du revenu du ménage, de la taille du secteur de résidence où il est installé et de la taille du ménage. En croisant cette variable avec le taux d’effort, on peut remédier partiellement aux faiblesses du taux d’effort général qui ne prend pas en considération la taille du ménage (ou son genre).

En ce qui concerne les informations reliées au marché de l’habitation, les données utilisées proviennent de la Société canadienne d’hypothèques et de logement et concernent des centres d’au moins 10 000 habitants, des agglomérations de recensement (AR) et des régions métropolitaines de recensement (RMR) répartis dans les régions administratives appropriées. Ces données sont représentatives des activités du marché régional, puisqu’elles couvrent la majeure partie du parc de logements (les données de marché hors centres ne sont pas disponibles sur une base régionalisée).

Enfin, pour ce qui est des informations sur les interventions en habitation, il s’agit de données administratives extraites des systèmes informatiques de la Société d’habitation du Québec.

Régions métropolitaines de recensement (RMR), agglomérations de recensement (AR) et zones d’influence métropolitaine (ZIM) : explication des concepts

Les concepts de RMR et d’AR servent à distinguer l’ensemble des municipalités locales qui partagent un même espace socio-économique avec un noyau urbain important. Les RMR et les AR sont constituées d’un noyau urbain et d’un territoire polarisé par ce noyau. Les RMR sont caractérisées par un noyau urbain comptant au moins 100 000 habitants et les AR, par un noyau urbain comptant au moins 10 000 habitants.

Pour délimiter le territoire d’une agglomération urbaine, RMR ou AR, il faut d’abord délimiter son noyau urbain. Ce dernier est défini sans tenir compte des limites municipales. Il est formé des secteurs de dénombrement comptant un minimum de 1 000 personnes, dont au moins 400 au km2; ces secteurs doivent être contigus ou distants de moins de deux kilomètres. Les municipalités dont une partie ou la totalité du territoire est comprise dans le noyau urbain font partie intégrante de l’agglomération ainsi que les municipalités qui entretiennent une étroite interdépendance économique avec le noyau urbain. Cette interdépendance est mesurée par le flux des déplacements réguliers des travailleurs (navetteurs) entre leur domicile et leur lieu de travail. Les municipalités qui ne sont pas comprises dans le noyau urbain, mais dont au moins 50 % de la population active y occupe un emploi, sont également considérées comme faisant partie de l’agglomération.

Statistique Canada a raffiné le concept RMR/AR à partir duquel il a développé le concept de ZIM. Jusqu’à maintenant, les municipalités étaient considérées comme faisant ou ne faisant pas partie d’une RMR ou d’une AR. Ce concept permet de classer les municipalités locales (subdivisions de recensement) situées à l’extérieur des RMR ou des AR selon le degré d’influence métropolitaine (forte, modérée, faible ou nulle) qu’exercent sur elles les RMR ou les AR.

La méthodologie utilisée pour mesurer le degré d’influence métropolitaine d’un territoire repose sur le même critère que celui qui a servi à déterminer les municipalités ayant une étroite interdépendance économique avec le noyau urbain d’une RMR ou d’une AR. En effet, elle est basée sur la proportion des navetteurs quotidiens. Elle s’en écarte toutefois dans la mesure où elle tient compte de l’ensemble des influences qu’exercent les agglomérations urbaines (RMR/AR) sur le territoire d’une municipalité locale. Alors que le taux de navettage doit atteindre 50 % ou plus pour qu’une municipalité appartienne à une RMR ou à une AR, les ZIM sont établies à partir de taux inférieurs à 50 %. Ainsi, une municipalité appartient à une :

  • ZIM forte si la proportion de navetteurs atteint 30 % ou plus, mais est inférieure à 50 % (au moins 30 % de la population active totale qui demeure dans la municipalité travaille dans le noyau urbain d’une RMR ou d’une AR);
  • ZIM modérée si la proportion de navetteurs se situe entre 5 % et 30 %;
  • ZIM faible si la proportion de navetteurs est supérieure à 0 %, mais inférieure à 5 %;
  • ZIM nulle si la population active compte moins de 40 personnes ou si aucun travailleur n’occupe un emploi dans le noyau urbain d’une RMR ou d’une AR.


Normalement, le degré d’influence métropolitaine diminue au fur et à mesure que les distances qui séparent les municipalités des RMR et des AR augmentent, mais il peut y avoir des exceptions, notamment selon le type d’emploi occupé par la population active d’une municipalité.

Les programmes d’aide à l’habitation de la Société d'habitation du Québec

Les données fournies sur l’application régionalisée des programmes d’habitation sont extraites des banques de données administratives produites par les systèmes informatiques de soutien à la gestion des programmes. Les données sont présentées en nombre de ménages aidés et correspondent à des interventions réalisées au cours de la période considérée.

Deux groupes de programmes ont été constitués, correspondant aux missions de la SHQ. L’intervention portant généralement sur l’aide à l’habitation sociale regroupe les programmes suivants :

  • programme de logements à but non lucratif public et privé (HLM) – incluant les volets réguliers, COOP-OBNL, Inuit, Autochtones hors réserve (urbains et ruraux); programmes AccèsLogis Québec, Achat-Rénovation et Logement abordable Québec;
  • programme Supplément au loyer – volets du marché locatif privé, COOP-OBNL, AccèsLogis, Achat-Rénovation, Résolution-Montréal (PRIL), aide d’urgence (pénurie de logements); programme Allocation-logement.


Les interventions regroupées sous le chapitre de l’amélioration de l’habitat comprennent les types de programmes suivants :

  • rénovation (Programme de revitalisation des vieux quartiers, Rénovation Québec, RénoVillage, Programme de réparations d’urgence, Programme d’amélioration des maisons d’hébergement);
  • adaptation (Programme d’adaptation de domicile, Logements adaptés pour aînés autonomes);
  • divers (rénovation et acquisition résidentielle – Radisson, Aide aux propriétaires de bâtiments résidentiels endommagés par la pyrite, Aide financière pour les propriétaires de maisons exposées au radon, Programme d’accession à la propriété pour les résidants de la région Kativik).


Description détaillée des programmes