Le radon : la menace invisible - Société d'habitation du Québec

{$cte.titreBandeau}

Fil d'ariane

C’est quoi?

Le radon : la menace invisible

Sur le territoire de la Capitale-Nationale, près de 10 % des résidences présentent une concentration de radon supérieure à la norme maximale canadienne. Inquiétant quand on sait que, selon Santé Canada, le radon est la deuxième cause de cancer du poumon au pays après le tabagisme. Quelle est cette nouvelle menace? Le radon est un gaz radioactif qui résulte de la décomposition de l’uranium présent de façon naturelle dans le sol. Libéré dans l’atmosphère, ce gaz, incolore, inodore et insipide, ne représente aucun danger. C’est en s’infiltrant dans les habitations et en s’y concentrant qu’il devient problématique. En effet, puisque le radon est plus lourd que l’air, il a tendance à s’accumuler au sous-sol en s’introduisant par les planchers de terre battue et par les fissures dans la dalle de béton ou dans les murs de fondation, les puisards, les vides sanitaires, etc. Le manque de circulation d’air à ces endroits peut alors favoriser une concentration élevée de radon, ce qui présente un risque pour la santé. Dans de nombreux pays, dont le Canada, l’exposition à long terme au radon constitue la deuxième cause de cancer pulmonaire après le tabagisme.

Quoi faire?

La Société d’habitation du Québec (SHQ) rappelle que diverses méthodes permettent de mesurer la concentration de radon dans une maison. La plus simple et la moins coûteuse consiste à se procurer un dosimètre auprès de l’Association pulmonaire du Québec ou dans certaines quincailleries et de prendre soi-même les mesures de concentration de radon. Pour des résultats optimaux, Santé Canada recommande de faire le test sur une période de 12 mois. Si une concentration supérieure à 200 becquerels par mètre cube est enregistrée, il est alors conseillé de prendre des mesures pour atténuer le niveau de radon et écarter le risque de problèmes de santé à long terme. Parmi ces mesures, notons l’élimination des principales voies d’infiltration du radon par :

  • le colmatage des joints et des fissures de la fondation et des entrées de service en contact avec le sol;
  • l’augmentation de la ventilation mécanique par l’installation d’un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou d’un ventilateur récupérateur d’énergie (VRE);
  • la dépressurisation du sol sous la dalle ou au pourtour des fondations par l’installation d’un ventilateur qui aspire le radon vers l’extérieur.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le Portail santé mieux-être du MSSS Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ainsi que le site Web de Santé Canada Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Le saviez-vous?

Au Québec, il n’y a pas de cartographie précise des zones à risque en ce qui concerne le radon. En fait, les concentrations de radon peuvent varier d’une maison à l’autre dans un même quartier. Cependant, des concentrations particulièrement élevées ont été relevées dans certains secteurs de la MRC d’Antoine-Labelle et des municipalités d’Oka, de Mont-Saint-Hilaire, de Saint-André-d’Argenteuil et de la région de Mont-Laurier.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez le site Web de la SHQ à l’adresse www.habitation.gouv.qc.ca.